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Je suis une handicapée optimiste de l’ère Internet

Lundi 15 décembre 2008

Découvrir plein de musique sur Internet, s’ouvrir, je trouve ça formidable, et j’aimerais bien qu’on puisse aussi découvrir mes chansons sur le Web. Mais, pour être honnête, je suis une handicapée informatique. Pour moi l’ordinateur, c’est épouvantable. Même pour envoyer un mail, je suis capable de provoquer une catastrophe, ce qui m’insupporte mais je vais m’y mettre. Ceci étant, cela ne m’empêche pas d’être pour ce média s’il permet aux gens, surtout ceux qui sont un peu isolés d’acquérir une culture musicale plus facilement. De là à ce que je prenne en compte les nouveaux rapports à la musique dans mon travail, ce que je devrais sûrement faire… il y a un gouffre. 

Sophie Forte, auteure-compositeure-interprète 

Il faut être positif !

Lundi 1 décembre 2008

Avec Internet et les pratiques liées au mp3, le monde change, alors bien sûr c’est effrayant. Comme artiste on peut avoir peur d’être lésé ; craindre que, confronté à des chansons que l’on peut acheter ou copier tout de suite comme ça, l’objet disque suscite moins de désir ; que l’on se retrouve à la rue.  Mais je crois qu’il faut être positif. Le fait que plus de gens puissent découvrir notre musique, dans l’idée, c’est chouette. Dans la mesure où cela permet de toucher de plus en plus de gens, c’est  formidable : c’est le but, plus il y aura de gens qui connaîtront et fredonneront mes chansons, plus je serais contente. Après il faut trouver un système juste pour qu’on puisse continuer à vivre évidemment. Mais là, je n’y connais rien !

Sophie Forte, auteure-compositeure-interprète 

Inconsciemment, la notion d’album tend à s’effacer

Lundi 17 novembre 2008

A priori j’aurais tendance à dire que, non bien sûr le mp3 et les nouveaux modes d’écoute et de consommation musicales n’ont en rien changé mon mode de création et que je ne pense pas commerce ou balladeurs mp3 quand je compose.  Mais de façon inconsciente ???  Quoique je sois très « myspace » et  me documente beaucoup sur Internet, je suis resté au mode de l’écoute classique, sur chaîne hifi à la maison, à l’ancienne. Et je compose dans ce sens. En revanche, si je pense toujours et encore en terme d’album, par habitude, culture, cette notion est en train de s’effacer progressivement peut-être à cause de mes écoutes fragmentées sur le Web, qui sait…  En y réfléchissant je constate que je me mets à concevoir si ce n’est chanson par chanson, de plus en plus par petits groupes de quelques chansons, et non plus par disque entier, ce qui est plus approprié au mode d’écoute / d’achat à l’unité sur Internet, balladeur ou téléphone portable.  Je réalise aujourd’hui ce mouvement, qui a pris place sans que je ne m’en rendre vraiment compte. C’est là et sûrement pas par hasard.

Antoine Sahler, pianiste de Sophie Forte

Du téléchargement au streaming, Internet comme une immense médiathèque

Lundi 3 novembre 2008

Si je me place côté utilisateur, côté pécheur de musique, l’écoute sur Internet au format mp3– en mode streaming dans mon cas personnel – m’apparait tout à fait intéressante. Internet est une nouvelle médiathèque géante. Grand consommateur de nouveautés musicales gratuites dans ce cadre, je dois dire que la plupart du temps je n’achète pas ce que j’écoute en ligne, tout comme je ne gardais pas ce que je téléchargeais juste pour voir au tout début du phénomène du peer to peer, tout comme je n’achetais pas les disques que j’empruntais en médiathèque, sauf dans de rares cas. C’est pour cela que, en ce qui concerne le mp3, l’écoute en streaming m’intéresse d’avantage que téléchargement. Peut-être est-ce parce que je suis un curieux qui n’a pas le sens de la possession et qui pratique le silence comme musique d’ambiance favorite ? Dans tous les cas, je trouve que le mp3 apporte quelque chose pour la consultation, la recherche, la culture musicale à distance.

Antoine Sahler, pianiste de Sophie Forte 

Un cybernatif n’en reste pas moins un enfant

Mardi 16 septembre 2008

Ils naissent, ou presque, la souris à la main, ils jouent à 4 ans, chattent dès 7, ouvrent des blogs pendant le goûter… Ils savent tout faire ! Mais savent-ils toujours ce qu’ils font ? Et peuvent-ils tout apprendre tout seuls ? Le point de vue d’Internet sans Crainte, le programme national de sensibilisation des jeunes aux bonnes pratiques sur Internet, est que les nouveaux médias méritent absolument une éducation critique, avec des adultes référents. En ce qui concerne le téléchargement, le propos n’est pas ici de dire si c’est « mal » ou pas. Mais d’apprendre très tôt aux jeunes la différence entre téléchargement légal et illégal ; et de faire prendre conscience aux familles dans leur ensemble de ce que l’acte de pirater signifie et entraîne comme conséquences. La sensibilisation des parents et éducateurs est évidemment essentielle pour les tout petits, qui prennent exemple sur leurs parents ! Bonnes et mauvaises habitudes s’attrapent très jeunes et Internet privilégie tellement l’instantanéité qu’il est important de se créer de bons réflexes dès le départ pour surfer de façon responsable. Honnêtement, prenez-vous souvent le temps de vous poser des questions avant de cliquer là où cela vous fait envie ?

Pascale Garreau, Chargée de Mission Internet sans Crainte.